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Page 25
[Note 162: _V_. Nova Lusitania, isioria de guerras Brasilicas, por
_Francisco de Briio Freyre_, in-fol., Lisbon 1675, 1. VIII, p. 610; et
l. IX, n� 762. Istoria delle guerre di Portogallo, etc., di _Alessandro
Brandano_, in-4�, Venezia 1689, p. 181, 329, 364, 39.3, etc.
Istoria delle guerre del regno del Brasile, etc., dal _P. F. G.
Jioseppe_, di santa Theresa Carmelitano, in-fol., Roma 1698, I� parte,
p. 133 et 183; II� parte, p. 103 et suiv.
_Historiarum Lusitanarum libri, etc., autore_ Fernando de Menezes,
_comit� Ericeyra_, 2 vol. in-4�, <i<Ulyssippone 1734, p. 606, 635, 675,
etc. La Clede, histoire de Portugal, etc., _Passim_.]
Il �toit homme de couleur cet infortun� Og�, digne d'un meilleur sort,
qui se sacrifia pour assurer � ses fr�res mul�tres et n�gres libres,
tous les avantages qu'on pouvoit se promettre du d�cret du 15 mai,
rendu par l'assembl�e constituante, d�cret qui, sans rien brusquer, e�t
graduellement amen� dans les colonies un ordre de choses conforme �
la justice. Indign� de la perversit� des colons, qui non-seulement
emp�choient la publication de cette loi, mais qui avoient m�me surpris
au gouvernement la d�fense d'embarquer des N�gres ou sang-m�l�s, il
prend la r�solution de retourner aux Antilles. L'auteur de cet ouvrage,
si souvent accus� de l'avoir engag� � partir, lui repr�sente en
vain qu'il faut temporiser, et ne pas compromettre par une d�marche
pr�cipit�e, le succ�s d'une cause si l�gitime; malgr� ses avis, Og�
trouve moyen, en 1791, de repayer par l'Angleterre et le continent
am�ricain, � Saint-Domingue: il demande l'ex�cution des d�crets; on
repousse ses r�clamations dict�es par la raison, et sanctionn�es par
l'autorit� nationale: les partis s'aigrissent, on en vient aux mains;
Og� est livr� perfidement par le gouvernement espagnol. Son proc�s
s'instruit en secret, comme dans les tribunaux de l'inquisition, il
demande un d�fenseur, on le lui refuse: treize de ses compagnons sont
condamn�s aux gal�res, plus de vingt au gibet; Og� avec Chavanne � la
roue. On poussa l'acharnement jusqu'� mettre de la distinction entre le
lieu du supplice des Mul�tres et celui des Blancs. Dans un rapport o�
ces faits sont discut�s avec impartialit�, apr�s avoir justifi� Og�,
Garran conclut par ces mots: �On ne pourra refuser des larmes � sa
cendre, en abandonnant ses bourreaux au jugement de l'histoire[163]�.
[Note 163: V. Rapport sur les troubles de Saint-Domingue, par
_Garran_, 4 vol, in-8�, Paris an 6 (v. st. 1798), t. II, p. 63 et suiv.
p. 73.]
Il �toit homme de couleur ce Saint-George qu'on appeloit le _Voltaire_
de l'�quitation, de l'escrime, de la musique instrumentale. Reconnu
pour le premier entre les amateurs, on le pla�oit dans le second ou le
troisi�me rang parmi les compositeurs; quelques _concertos_ de sa fa�on
sont encore estim�s. Quoiqu'il f�t le h�ros de la gymnastique, etc. etc.
il est difficile de croire avec ses admirateurs, qu'il tiroit � balle
franche sur une balle lanc�e en l'air, et l'atteignoit.
Selon le voyageur Arndt, ce nouvel Alcibiade �toit le plus beau, le plus
fort, le plus aimable de ses contemporains; d'ailleurs g�n�reux,
bon citoyen, bon ami[164]. Tout ce qu'on appelle gens du bon ton,
c'est-�-dire, gens frivoles, le regardoient comme un homme accompli;
c'�toit l'idole des soci�t�s d'agr�mens. Lorsqu'il _tira_ avec la
chevali�re d'Eon, ce fut presque une affaire d'�tat, parce qu'alors
l'�tat �toit nul pour le public. Quand Saint-George, cit� comme la plus
forte �p�e connue, devoit faire des armes on de la musique, la gazette
l'annon�oit aux oisifs de la capitale. Son archet, son fleuret faisoient
accourir tout Paris. Ainsi autrefois on affluoit � S�ville quand la
confr�rie des N�gres, qui n'a pas �t� d�truite, mais qui n'existe plus
faute de sujets, formoit, � certains jours de f�tes, de brillantes
cavalcades o� ils faisoient des �volutions et des tours d'adresse[165].
[Note 164: _V_. Eruch-Stiicke einer reise durch Fraunfkreich jon
friibling and sommer 1799, von _Ernst Moritz Arndt_, 3 vol. in-8�,
Leipzi 1802, t. II, p. 36 et 37.]
[Note 165: Note communiqu�e par mon ami de _Lasteyrie_, qui a fait en
Espagne plusieurs voyages scientifiques dont on attend l'impression, et
qui justifieront les esp�rances du public.]
Je ne crois pas, comme Malherbe, qu'on bon joueur de quilles vaille
autant qu'un bon po�te; mais tous les talens aimables valent-ils
un talent utile? Quel dommage qu'on n'ait pas dirig� les heureuses
dispositions de Saint-George vers un but qui lui e� m�rit� l'estime et
la reconnoissance de ses concitoyens! H�tons-nous cependant de rappeler,
qu'enr�l� sous les drapeaux de la r�publique, il servit dans les arm�es
fran�aises.
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