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Page 23
[Note 149: Voyez sur cet objet une dissertation curieuse, en
hollandais, dans le tome VI des M�moires de la soci�t� de Flessingue.
Verhandelingen vitgegeven door het zeeuwsch, genootschap der
wetenschappen te. Vlissingen, etc.]
[Note l50: _V._ Dans les _Pieces of irish history,_ ouvrage
int�ressant, publi� par _Mac-Nevem,_ in-8�, New-York 1807, un morceau
curieux, par _Emett,_ son ami, intitul�: Part of an Essay towards the
history of Ireland, p. 2. _V._ aussi les Memoirs of _Wil. Sampson,_
in-8�, New-York 1807.]
CHAPITRE III.
_Qualit�s morales des N�gres. Amour du travail, courage, bravoure,
tendresse paternelle et filiale, g�n�rosit�, etc._
Les pr�liminaires, qu'on vient de lire, ne sont point
�trangers � mon ouvrage, seulement ils sont une surabondance de preuves;
car j'aurois pu aborder brusquement la question, et par une multitude de
faits revendiquer l'aptitude des N�gres aux vertus et aux talens: les
faits r�pondent � tout.
On accuse les N�gres d'�tre paresseux. Bosman, pour le prouver,
dit �qu'ils sont dans l'usage de demander, non pas, comment vous
portez-vous? mais comment avez-vous repos�[151]?� Ils ont pour maxime,
qu'il vaut mieux �tre couch� qu'assis, assis que debout, debout que
marcher; et depuis que nous les rendons si malheureux, ils ajoutent le
proverbe indien: Qu'�tre mort est encore pr�f�rable � tout cela. Cette
accusation d'indolence, qui a quelque chose de vrai, est souvent
exag�r�e: elle est exag�r�e dans la bouche de ces hommes habitu�s �
manier un fouet sanglant pour conduire les esclaves � des travaux
forc�s: elle est vraie en ce sens, que des hommes ne peuvent pas avoir
une grande propension au travail, soit lorsqu'il n'ont aucune propri�t�,
pas m�me celle de leur personne, et que les fruits de leurs sueurs
alimentent le luxe ou l'avarice d'un ma�tre impitoyable, soit lorsque
dans des contr�es favoris�es par la nature, ses productions spontan�es,
ou un travail facile fournissent abondamment � des besoins qui n'ont
rien de factice. Mais Noirs ou Blancs, tous sont laborieux, quand ils
sont stimul�s par l'esprit de propri�t�, par l'utilit� ou le plaisir.
Tels sont les N�gres du S�n�gal, qui travaillent avec ardeur, dit
Pelletan, parce qu'ils sont sans inqui�tude sur leurs possessions et
leurs, jouissances. Depuis la suppression de la traite, ajoute-t-il,
les Maures ne font plus de courses sur les N�gres, les villages se
reconstruisent et se repeuplent[152].
[Note 151: _V_ Voyage en Guin�e, par _Bosman,_ Utrecht 1705, p. 131.]
[Note 152: V. M�moire sur la colonie fran�aise du S�n�gal, par
_Pelletan_, in-8�, Paris an 9, p. 69 et 81.]
Tels les laborieux habitans d'Axim, sur la c�te-d'or, que tous les
voyageurs se plaisent � d�crire[153]. Les N�gres du pays de Boulam,
que Beaver cite comme endurcis au travail[154]; ceux du pays de Jagra,
renomm�s par une activit�, qui enrichit leur contr�e[155]; ceux de
Cabomonte et de Fida ou Juida, cultivateurs infatigables, au dire de
Bosman qui, certes, n'est pas trop pr�venu en leur faveur: avares de
leur sol, � peine laissent-ils de petits sentiers pour communiquer entre
les diverses propri�t�s; ils r�coltent aujourd'hui, le lendemain ils
ensemencent la m�me terre sans la laisser reposer[156].
[Note 153: V. _Prevot_, t. IV, p. 17.]
[Note 154: V. _Beaver_, p. 383.]
[Note 155: V. _Ledyard_, t. II, p. 332.]
[Note 156: V. _Bosman_, lettre 18.]
Les N�gres, trop sensibles � l'attrait du plaisir auquel ils r�sistent
rarement, savent, n�anmoins, supporter la douleur avec un courage
h�ro�que, et que peut-�tre il faut attribuer en partie � leur athl�tique
constitution. L'histoire retentit des traits de leur intr�pidit�, au
milieu des plus horribles supplices; la cruaut� des Blancs a multipli�
les exp�riences � cet �gard. Le regret de la vie pourroit-il exister,
lorsque l'existence elle-m�me n'est qu'une calamit� perp�tuelle? On a vu
des esclaves, apr�s plusieurs jours de tortures non interrompues, aux
prises avec la mort, converser froidement entre eux, et m�me rire aux
�clats[157].
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