Timon d'Athènes by William. Spurious and doubtful works Shakespeare


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Page 23

HORTENSIUS.--Les dieux me sont t�moins combien ce message me p�se.
Je sais que mon ma�tre a eu sa part des richesses de Timon; cette
ingratitude est plus criminelle que s'il les e�t vol�s.

LE SERVITEUR DE VARRON.--Oui.--Mon billet � moi est de trois mille
couronnes; et le v�tre?

LE SERVITEUR DE LUCIUS.--De cinq mille.

LE SERVITEUR DE VARRON.--C'est une grosse somme, et qui fait voir que la
confiance de votre ma�tre surpassait celle du mien, autrement sans doute
que leurs cr�ances seraient �gales.

(Entre Flaminius.)

TITUS.--Voil� un des serviteurs du seigneur Timon.

LE SERVITEUR DE LUCIUS.--Flaminius! Hol�, un mot! Le seigneur Timon est
bient�t pr�t � partir?

FLAMINIUS.--Non, vraiment, pas encore.

TITUS.--Nous attendons sa Seigneurie; je vous prie de l'en pr�venir!

FLAMINIUS.--Je n'ai pas besoin de lui dire; il sait bien que vous n'�tes
que trop ponctuels.

(Entre Flavius, le visage cach� dans son manteau.)

LE SERVITEUR DE Lucius.--Ah! n'est-ce pas l� son intendant qui est ainsi
affubl�? Il s'enfuit comme envelopp� d'un nuage; appelez-le, appelez-le.

TITUS.--Entendez-vous, seigneur?

LE SERVITEUR DE VARRON.--Avec votre permission....

FLAVIUS.--Mon ami, que voulez-vous de moi?

LE SERVITEUR DE VARRON.--Seigneur, j'attends ici le payement d'une
certaine somme....

FLAVIUS.--Si le payement �tait aussi certain que l'on est s�r de vous
voir l'attendre, on pourrait compter dessus. Que ne pr�sentiez-vous vos
comptes et vos billets, quand vos perfides ma�tres mangeaient � la
table de mon seigneur? Alors ses dettes les flattaient et les faisaient
sourire; leurs l�vres affam�es en d�voraient les int�r�ts. Vous ne
vous faites que du tort en m'agitant ainsi; laissez-moi passer
tranquillement.--Apprenez que mon ma�tre et moi nous sommes au bout de
notre carri�re; je n'ai plus rien � compter, ni lui � d�penser.

LE SERVITEUR DE LUCIUS.--Oui, mais cette r�ponse ne servira pas.

FLAVIUS.--Si elle ne sert pas, elle ne sera pas aussi vile que vous, car
vous servez des fripons.

LE SERVITEUR DE VARRON.--Que murmure donc l� sa Seigneurie
banquerouti�re?

TITUS.--Peu importe! Le voil� pauvre, et nous sommes assez veng�s. Qui a
plus droit de parler librement, que celui qui n'a pas un toit o� loger
sa t�te? Il peut se moquer des superbes �difices.

(Entre Servilius.)

TITUS.--Oh! oh! voici Servilius; nous allons avoir une r�ponse.

SERVILIUS.--Si j'osais vous conjurer, messieurs, de revenir dans quelque
autre moment, vous m'obligeriez beaucoup; car, sur mon �me, mon ma�tre
est dans un �trange abattement; son humeur sereine l'a abandonn�; sa
sant� est tr�s-d�rang�e, il est oblig� de garder la chambre.

LE SERVITEUR DE LUCIUS.--Tous ceux qui gardent la chambre ne sont pas
malades. D'ailleurs, si la sant� de Timon est en si grand danger, c'est,
ce me semble, une raison de plus pour payer promptement ses dettes, afin
de s'aplanir la route vers les dieux.

SERVILIUS.--Dieux bienfaisants!

TITUS.--Nous ne pouvons pas nous contenter de cette r�ponse.

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Books | Photos | Paul Mutton | Wed 26th Feb 2025, 1:36