La Comédie des Méprises by William. Spurious and doubtful works Shakespeare


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Page 25

ANTIPHOLUS, _battant Dromio_.--Veux-tu toujours parler?

LA COURTISANE, _� Adriana_.--Eh bien! qu'en pensez-vous � pr�sent?
Est-ce que votre mari n'est pas fou?

ADRIANA.--Son incivilit� me le prouve assez.--Bon docteur Pinch, vous
savez exorciser; r�tablissez-le dans son bon sens, et je vous donnerai
tout ce que vous demanderez.

LUCIANA.--H�las! comme ses regards sont �tincelants et furieux!

LA COURTISANE.--Voyez comme il fr�mit dans son transport!

PINCH.--Donnez-moi votre main, que je t�te votre pouls.

ANTIPHOLUS.--Tenez, voil� ma main, et que votre oreille la t�te.

PINCH.--Je t'adjure, Satan, qui es log� dans cet homme, de c�der
possession � mes saintes pri�res, et de te replonger sur-le-champ dans
tes ab�mes t�n�breux; je t'adjure par tous les saints du ciel.

ANTIPHOLUS.--Tais-toi, sorcier radoteur, tais-toi; je ne suis pas fou.

ADRIANA.~Oh! pl�t � Dieu que tu ne le fusses pas, pauvre �me en peine!

ANTIPHOLUS, _� sa femme_.--Et vous, folle, sont-ce l� vos chalands?
Est-ce ce compagnon � la face de safran, qui �tait en gala aujourd'hui
chez moi, tandis que les portes m'�taient insolemment ferm�es, et qu'on
m'a refus� l'entr�e de ma maison?

ADRIANA.--Oh! mon mari, Dieu sait que vous avez din� � la maison; et
pl�t � Dieu que vous y fussiez rest� jusqu'� pr�sent, � l'abri de ces
affronts et de cet opprobre!

ANTIPHOLUS.--J'ai d�n� � la maison?--Toi, coquin, qu'en dis-tu?

DROMIO.--Pour dire la v�rit�, monsieur, vous n'avez pas d�n� au logis.

ANTIPHOLUS.--Mes portes n'�taient-elles pas ferm�es, et moi dehors?

DROMIO.--Pardieu! votre porte �tait ferm�e, et vous dehors.

ANTIPHOLUS.--Et ne m'a-t-elle pas elle-m�me dit des injures?

DROMIO.--Sans mentir, elle vous a dit elle-m�me des injures.

ANTIPHOLUS.--Sa fille de cuisine ne m'a-t-elle pas insult�, invectiv�,
m�pris�?

DROMIO.--Certes, elle l'a fait; la vestale de la cuisine[31] vous a
repouss� injurieusement.

[Note 31: Comme les vestales, la cuisini�re entretient le feu.
JOHNSON.]

ANTIPHOLUS.--Et ne m'en suis-je pas all� tout transport� de rage?

DROMIO.--En v�rit�, rien n'est plus certain: mes os en sont t�moins, eux
qui depuis ont senti toute la force de cette rage.

ADRIANA, _� Dromio_.--Est-il bon de lui donner raison dans ses
contradictions?

PINCH.--Il n'y a pas de mal � cela: ce gar�on conna�t son humeur, et en
lui c�dant il flatte sa fr�n�sie.

ANTIPHOLUS.--Tu as suborn� l'orf�vre pour me faire arr�ter.

ADRIANA.--H�las! au contraire; je vous ai envoy� de l'argent pour vous
racheter, par Dromio que voil�, qui est accouru le chercher.

DROMIO.--De l'argent? par moi? Du bon coeur et de la bonne volont�, tant
que vous voudrez; mais certainement, mon ma�tre, pas une parcelle d'�cu.

ANTIPHOLUS.--N'es-tu pas all� la trouver pour lui demander une bourse de
ducats?

ADRIANA.--Il est venu, et je la lui ai remise.

LUCIANA.--Et moi, je suis t�moin qu'elle les lui a remis.

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Books | Photos | Paul Mutton | Thu 26th Mar 2026, 21:39