La Comédie des Méprises by William. Spurious and doubtful works Shakespeare


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Page 24



SC�NE IV


La sc�ne se passe dans la rue. ANTIPHOLUS _d'�ph�se_ ET UN SERGENT.

ANTIPHOLUS.--N'aie aucune inqui�tude, je ne me sauverai pas; je te
donnerai, pour caution, avant de te quitter, la somme pour laquelle je
suis arr�t�. Ma femme est de mauvaise humeur aujourd'hui; et elle ne
voudra pas se fier l�g�rement au messager, ni croire que j'aie pu �tre
arr�t� dans �ph�se: je te dis que cette nouvelle sonnera �trangement �
ses oreilles.

(Entre Dromio d'�ph�se, avec un bout de corde � la main.)

ANTIPHOLUS _d'�ph�se_.--Voici mon valet; je pense qu'il apporte de
l'argent.--Eh bien! Dromio, avez-vous ce que je vous ai envoy� chercher?

DROMIO _d'�ph�se._--Voici, je vous le garantis, de quoi les payer tous.

ANTIPHOLUS.--Mais l'argent, o� est-il?

DROMIO.--Ah! monsieur, j'ai donn� l'argent pour la corde.

ANTIPHOLUS.--Cinq cents ducats, coquin, pour un bout de corde.

DROMIO.--Je vous en fournirai cinq cents, monsieur, pour ce prix-l�.

ANTIPHOLUS.--A quelle fin t'ai-je ordonn� de courir en h�te au logis?

DROMIO.--A cette fin d'un bout de corde, monsieur; et c'est � cette fin
que je suis revenu.

ANTIPHOLUS.--Et � cette fin, moi, je vais te recevoir comme tu le
m�rites.

(Il le bat.)

L'OFFICIER.--Monsieur, de la patience.

DROMIO.--Vraiment c'est � moi d'�tre patient: je suis dans l'adversit�.

L'OFFICIER, _� Dromio_.--Allons, retiens ta langue.

DROMIO.--Persuadez-lui plut�t de retenir ses mains.

ANTIPHOLUS.--B�tard que tu es! coquin insensible!

DROMIO.--Je voudrais bien �tre insensible, monsieur, pour ne pas sentir
vos coups.

ANTIPHOLUS.--Tu n'es sensible qu'aux coups, comme les �nes.

DROMIO.--Oui, en effet, je suis un �ne; vous pouvez le prouver par mes
longues oreilles.--Je l'ai servi depuis l'heure de ma naissance jusqu'�
cet instant, et je n'ai jamais rien re�u de lui pour mes services que
des coups. Quand j'ai froid, il me r�chauffe avec des coups; quand j'ai
chaud, il me rafra�chit avec des coups; c'est avec des coups qu'il
m'�veille quand je suis endormi, qu'il me fait lever quand je suis
assis, qu'il me chasse quand je sors de la maison, qu'il m'accueille
chez lui � mon retour. Enfin je porte ses coups sur mes �paules comme
une mendiante porte ses marmots sur son dos; et je crois que quand il
m'aura estropi�, il me faudra aller mendier avec cela de porte en porte.

(Entrent Adriana, Luciana, la courtisane, Pinch et autres.)

ANTIPHOLUS.--Allons, suivez-moi, voil� ma femme qui vient l�-bas.

DROMIO.--Ma�tresse, _respice finem_, respectez votre fin, ou plut�t,
comme disait le perroquet, prenez garde � la corde[30].

[Note 30: _Respice finem, respice funem_, ces mots semblent renfermer
une allusion � un fameux pamphlet du temps, �crit par Buchanan contre
Liddington, lequel finissait par ces mots.

La proph�tie du perroquet fait allusion � la coutume du peuple qui
apprend � cet oiseau des mots sinistres. Lorsque quelque passant s'en
offensait, le ma�tre de L'oiseau lui r�pondait: _Prenez garde, mon
perroquet est proph�te_. WARBURTON.]

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Books | Photos | Paul Mutton | Thu 26th Mar 2026, 19:44