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Page 20
ANGELO,--Monsieur, j'aurai justice dans �ph�se, � votre honte publique,
je ne peux en douter.
(Entre Dromio de Syracuse.)
DROMIO.--Mon ma�tre, il y a une barque d'�pidaure qui n'attend que son
armateur � bord, apr�s quoi, monsieur, elle met � la voile. J'ai port� �
bord notre bagage; j'ai achet� de l'huile, du baume et de l'eau-de-vie.
Le navire est tout appareill�; un bon vent souffle joyeusement de terre,
on n'attend plus que l'armateur et vous, monsieur.
ANTIPHOLUS _d'�ph�se_.--Allons, un fou maintenant! Que veux-tu dire,
imb�cile? Coquin, quel vaisseau d'�pidaure m'attend, moi?
DROMIO.--Le vaisseau sur lequel vous m'avez envoy� pour retenir notre
passage.
ANTIPHOLUS _d'�ph�se_.--Esclave ivrogne, je t'ai envoy� chercher une
corde, et je t'ai dit pourquoi, et ce que j'en voulais faire.
DROMIO _de Syracuse_.--Vous m'avez tout autant envoy�, monsieur, au
bout de la corde.--Vous m'avez envoy� � la baie, monsieur, chercher une
barque.
ANTIPHOLUS _d'�ph�se._--J'examinerai cette affaire plus � loisir: et
j'apprendrai � tes oreilles � m'�couter avec plus d'attention. Va donc
droit chez Adriana, maraud, porte lui cette clef, et dis-lui que dans le
pupitre qui est couvert d'un tapis de Turquie, il y a une bourse remplie
de ducats: qu'elle me l'envoie; dis-lui que je suis arr�t� dans la rue,
et que ce sera ma caution: cours promptement, esclave: pars.--Allons,
officier, je vous suis � la prison, jusqu'� ce qu'il revienne.
(Ils sortent.)
DROMIO _de Syracuse, seul_.--Chez Adriana! c'est-�-dire, celle chez
laquelle nous avons din�, o� Dousabelle m'a r�clam� pour son mari: elle
est un peu trop grosse, j'esp�re, pour que je puisse l'embrasser; il
faut que j'y aille, quoique contre mon gr�: car il faut que les valets
ex�cutent les ordres de leurs ma�tres.
(Il sort.)
SC�NE II
La sc�ne se passe dans la maison d'Antipholus d'�ph�se. ADRIANA ET
LUCIANA.
ADRIANA.--Comment, Luciana, il t'a tent�e � ce point? As-tu pu lire dans
ses yeux si ses instances �taient s�rieuses ou non? �tait-il color� ou
p�le, triste ou gai? Quelles observations as-tu faites en cet instant,
sur les m�t�ores de son coeur qui se combattaient sur son visage[20].
[Note 20: Allusion � ces m�t�ores de l'atmosph�re qui ressemblent �
des rangs de combattants. Shakspeare leur compare ailleurs les guerres
civiles, WARBURTON.]
LUCIANA.--D'abord, il a ni� que vous eussiez aucun droit sur lui?
ADRIANA.--Il voulait dire qu'il agissait comme si je n'en avais aucun,
et je n'en suis que plus indign�e.
LUCIANA.--Ensuite il m'a jur� qu'il �tait �tranger ici.
ADRIANA.--Et il a jur� la v�rit� tout en se parjurant.
LUCIANA.--Alors j'ai interc�d� pour vous.
ADRIANA.--Eh bien! qu'a-t-il dit?
LUCIANA.--L'amour que je r�clamais pour vous, il me l'a demand� � moi.
ADRIANA.--Avec quelles persuasions a-t-il sollicit� ta tendresse?
LUCIANA.--Dans des termes qui, dans une demande honn�te, eussent pu
�mouvoir. D'abord il a vant� ma beaut�, ensuite mon esprit.
ADRIANA.--Lui as-tu r�pondu poliment?
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