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Page 48
ANTONIO.--Allons, je suis bien aise que tout ait tourn� si heureusement.
B�N�DICK.--Et moi aussi, �tant autrement engag� par ma parole � forcer
le jeune Claudio � me faire raison l�-dessus.
L�ONATO.--Allons, ma fille, retirez-vous avec vos femmes dans une
chambre �cart�e; et lorsque je vous enverrai chercher, venez ici
masqu�e. Le prince et Claudio m'ont promis de venir me voir, � cette
heure m�me.--_(A Antonio_.) Vous savez votre r�le, mon fr�re. Il faut
que vous serviez de p�re � la fille de votre fr�re, et que vous la
donniez au jeune Claudio.
(H�ro sort suivie de ses femmes.)
ANTONIO.--Je le ferai, d'un visage assur�.
B�N�DICK.--Mon p�re, je crois que j'aurai besoin d'implorer votre
minist�re.
LE MOINE.--Pour quel service, seigneur?
B�N�DICK.--Pour m'encha�ner ou me perdre, l'un ou l'autre.--Seigneur
L�onato, c'est la v�rit�, digne seigneur, que votre ni�ce me regarde
d'un oeil favorable.
L�ONATO.--C'est ma fille qui lui a pr�t� ces yeux-l�, rien n'est plus
vrai.
B�N�DICK.--Et moi, en retour, je la vois des yeux de l'amour.
L�ONATO.--Vous tenez, je crois, ces yeux de moi, de Claudio et du
prince: mais quelle est votre volont�?
B�N�DICK.--Votre r�ponse, seigneur, est �nigmatique; mais pour ma
volont�,--ma volont� est que votre bonne volont� daigne s'accorder avec
la n�tre,--pour nous unir aujourd'hui dans le saint �tat du mariage....
Voil� pourquoi, bon religieux, je r�clame votre secours.
L�ONATO.--Mon coeur est d'accord avec votre d�sir.
LE MOINE.--Et je suis pr�t � vous accorder mon secours.--Voici le prince
et Claudio.
(Entrent don P�dre et Claudio avec leur suite.)
DON P�DRE.--Salut � cette belle assembl�e!
L�ONATO.--Salut, prince; salut, Claudio. Nous vous attendons ici. (_A
Claudio_.) �tes-vous toujours d�termin� � �pouser aujourd'hui la fille
de mon fr�re?
CLAUDIO.--Je pers�v�re dans mon engagement, f�t-elle une �thiopienne.
L�ONATO, _� son fr�re_.--Appelez-la, mon fr�re: voici le religieux tout
pr�t.
(Antonio sort.)
DON P�DRE.--Ah! bonjour, B�n�dick. Quoi! qu'y a-t-il donc pour que
vous ayez aussi un visage du mois de f�vrier si glac�, si n�buleux, si
sombre?
CLAUDIO.--Je crois qu'il r�ve au buffle sauvage. Allons, rassurez-vous,
mon gar�on, nous dorerons vos cornes, et toute l'Europe sera enchant�e
de vous voir, comme jadis Europe fut enchant�e du puissant Jupiter,
quand il voulut faire en amour le r�le du noble animal.
B�N�DICK.--Le taureau Jupiter, comte, avait un mugissement agr�able;
apparemment que quelque taureau �tranger de cette esp�ce fit sa cour �
la vache de votre p�re, et que de cette belle union il sortit un jeune
veau qui vous ressemblait beaucoup, car vous avez pr�cis�ment son
mugissement.
(Antonio rentre avec les dames masqu�es.)
CLAUDIO.--Je suis votre d�biteur.--Mais voici d'autres comptes �
r�gler.--Quelle est la dame dont je dois prendre possession?
ANTONIO.--La voici, et je vous la donne.
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