Beaucoup de Bruit pour Rien by William. Spurious and doubtful works Shakespeare


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Page 27

VERGES.--C'est la v�rit�.

DOGBERRY.--Voil� toute votre consigne. Vous, constable, vous devez
repr�senter la personne du prince. Si vous rencontrez le prince dans la
nuit, vous pouvez l'arr�ter.

VERGES.--Non, par Notre-Dame; quant � cela je ne crois pas qu'il le
puisse.

DOGBERRY.--Je gage cinq shillings contre un, avec tout homme qui conna�t
les _statues_[31], qu'il peut l'arr�ter. Non pas, � la v�rit�, sans que
le prince y consente; car le guet ne doit offenser personne, et c'est
faire offense � un homme que de l'arr�ter contre sa volont�.

[Note 31: Voici quelques-uns des statuts du guet ridiculis�s ici par
Shakspeare:

�Personne ne sifflera pass� neuf heures du soir.

�Personne n'ira masqu� la nuit pass� neuf heures du soir.

�Nul homme � marteau, forgeron, serrurier, ne travaillera pass� neuf
heures du soir.

�Nul homme ne donnera l'alarme pass� neuf heures du soir en battant
sa femme, sa servante ou son chien, sous peine de trois shillings
d'amende.�]

VERGES.--Par Notre-Dame, je crois que vous avez raison.

DOGBERRY.--Ah! ah! ah! Or ��, bonne nuit, mes ma�tres; s'il survient
quelque affaire un peu grave, appelez-moi. Gardez les secrets de vos
camarades et les v�tres; bonne nuit.--Venez, voisin.

SECOND GARDIEN, _� ses camarades_.--Ainsi, camarades, nous venons
d'entendre notre consigne. Asseyons-nous ici sur ce banc pr�s de
l'�glise jusqu'� deux heures, et de l� allons tous nous coucher.

DOGBERRY.--Encore un mot, honn�tes voisins. Je vous en prie, veillez �
la porte du seigneur L�onato, car le mariage �tant fix� � demain sans
faute, il y a grand tumulte cette nuit. Adieu, soyez vigilants, je vous
en conjure.

(Dogberry et Verges sortent.) (Entrent Borachio et Conrad.)

BORACHIO.--Conrad, o� es-tu?

PREMIER GARDIEN, _bas � ses compagnons_.--Paix, ne bougez pas.

BORACHIO.--Conrad! dis-je?

CONRAD, _en le poussant_.--Ici. Je suis � ton coude.

BORACHIO.--Par la messe, le coude me d�mangeait; je pensais bien qu'il
s'ensuivrait quelque cro�te.

CONRAD.--Je te devrai une r�ponse � cela. Poursuis maintenant ton r�cit.

BORACHIO.--Mettons-nous � couvert sous ce toit; il bruine: et l�, comme
un vrai ivrogne, je te dirai tout.

SECOND GARDIEN, _� part_.--Quelque trahison! Restons cois, mes amis.

BORACHIO.--Tu sauras que don Juan m'a promis mille ducats.

CONRAD.--Est-il possible qu'aucune sc�l�ratesse soit si ch�re?

BORACHIO.--Demande plut�t comment il est possible qu'aucun sc�l�rat soit
si riche! car lorsque le sc�l�rat riche a besoin du sc�l�rat pauvre, le
pauvre peut faire le prix � son gr�.

CONRAD.--Tu m'�tonnes.

BORACHIO.--Cela prouve que tu es novice; tu sais que la forme d'un
pourpoint, ou d'un chapeau, ou d'un manteau, n'est rien dans un homme.

CONRAD.--Cependant c'est une parure!

BORACHIO.--Je veux dire la forme � la mode.

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Books | Photos | Paul Mutton | Fri 16th Jan 2026, 8:38