|
Main
- books.jibble.org
My Books
- IRC Hacks
Misc. Articles
- Meaning of Jibble
- M4 Su Doku
- Computer Scrapbooking
- Setting up Java
- Bootable Java
- Cookies in Java
- Dynamic Graphs
- Social Shakespeare
External Links
- Paul Mutton
- Jibble Photo Gallery
- Jibble Forums
- Google Landmarks
- Jibble Shop
- Free Books
- Intershot Ltd
|
books.jibble.org
Previous Page
| Next Page
Page 75
� A propos, c'est sur l'air de _Tirlemont, ville du Diable_. Ne vous
scandalisez pas
� M'y voici:
�Adieu Lorient, s�jour de guigne,
Nous partirons demain matin,
Le verre en main.
Cent bouteilles de jus de vigne,
Du d�part marqueront l'instant.
Adieu Lorient,
Adieu Lorient,
A. A. Adieu Lorient!
�R�p�tez donc, Messieurs, et soutenez la voix mieux que �a!�
Tout le monde r�p�ta tant bien que mal.
�Le moment des combats s'avance:
Des combats oubli�es l'horreur
Pour voir l'honneur.
Amis, songeons qu'� la vaillance
Toujours on donne, apr�s l'action.
Double ration. (_ter._)
�Allons donc, ensemble: _Double ration_!!! C'est mieux, cela!
�Je connais un cas dans la vie
O� _Soifier_[L], par un sort nouveau,
Boira de l'eau.
C'est lorsqu'une vague ennemie
Sera sa derni�re boisson
Et son poison. (_ter_.)
�Des couplets qu'ici je vous chante,
Les auteurs sont deux bons enfans,
Deux aspirans[M].
Sur _l'Eylau_, sur _la Diligente_,
Ces deux vrais amateurs de rack
Ont mis leur sac!� (_ter._)
[L] _Soifier_ ou _soifeur_, buveur qui a toujours soif et qui _soife_
toujours. C'est un terme d'orgie.
[M] Ces couplets, qui eurent un grand succ�s dans la marine, furent en
effet compos�s par MM. Luco et Rinjard, deux aspirans de la division
navale de Lorient, embarqu�s sur le vaisseau _l'Eylau_ et la corvette
_la Diligente_.
Apr�s avoir beaucoup bu et beaucoup chant� encore, les convives, que la
ga�t� de mon ami avait mis en verve, commenc�rent � causer entre eux au
sein du nuage que formait, sur la table et dans l'appartement, la fum�e
de dix � douze cigarres allum�s depuis une demi-heure. Mainfroy, qui ne
trouvait plus � s'occuper au milieu de tout ce monde, me prit
par-dessous le bras, et, m'entra�nant dans le jardin, il me dit:
�Viens-t'en faire un tour. Nous avons � nous dire des choses beaucoup
plus int�ressantes que celles que nous entendons ici. Prends ton
chapeau: j'ai des cigarres en poche, et le temps est magnifique.�
Une fois au grand air, et seuls tous deux, la conversation alla vite,
comme on peut bien le penser.
�Tu sauras d'abord, me dit-il, que je ne me nomme plus Mainfroy. J'ai
chang� ce nom-l� contre celui de Manfredo. Si bien que depuis
tr�s-long-temps on ne m'appelle plus dans toute l'Am�rique m�ridionale
que le _capitaine Manfredo_! Je t'aurais bien appris cette petite
substitution euphonique � table, mais j'ai jug� que cela aurait pu
para�tre singulier � tous ces gens-l�.
--Et qu'as-tu donc fait depuis ton d�part de Brest et pendant les six
ann�es que tu as pass�es loin de nous?
--J'ai commenc� d'abord par enlever la prise que l'on m'avait confi�e �
bord du corsaire o� l'on m'avait accord� la place de sous-lieutenant.
Puis apr�s, avec ma prise, je suis venu � Carthag�ne, o� j'ai tout vendu
pour mon compte. On parle dans l'histoire, d'un g�n�ral qui br�la ses
vaisseaux pour se fermer le chemin de sa patrie. Moi, j'ai fait mieux:
j'ai vendu mon navire pour m'�ter la possibilit� de rentrer en France.
Je voulais faire forc�ment de grandes choses dans ces mers-ci.
Previous Page
| Next Page
|
|