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Page 6
Je visite d'abord les enfants du cheik; l'un est atteint de
conjonctivite granuleuse, l'autre de paralysie infantile, un troisi�me
de bronchite, un quatri�me d'imp�tigo du cuir chevelu.
L'enfant du Buch-Adel atteint aussi d'imp�tigo.
Puis viennent les femmes: j'observe une m�trite, des
k�rato-conjonctivites, des conjonctivites, des cataractes cong�nitales
et acquises, des hernies ombilicales, de la malaria, un spino-bifida, du
rhumatisme, des bronchites, un kyste de l'ovaire et toujours la syphilis
dont on ne saurait s'imaginer les ravages en ces r�gions.
Vers le soir je c�de aux pri�res des hommes qui me demandent de bien
vouloir les soigner.
Un petit gar�on de onze ans se pr�sente � moi avec le voile du palais
� moiti� d�truit. Des hommes atteints de cataractes cong�nitales, de
gommes syphilitiques, d'otite, de pt�rygion et de granulations sont
visit�s.
J'avais vu soixante-dix consultants et j'avais reconnu malades
quarante-six femmes et enfants et sept hommes.
Pendant ce temps sur la petite place situ�e en contrebas de la tente o�
je donne mes consultations, un orchestre chaou�a entame, en signe de
r�jouissance, une musique plus originale qu'agr�able.
C'est pendant cette journ�e que j'ai l'occasion de faire connaissance
d'une matronne nomm�e Mekdour Hmama bent el Messaoud Amri.
Dou�e d'une vive intelligence, elle m'a donn� de pr�cieux renseignements
sur la mani�re dont se pratique l'accouchement. C'est aupr�s d'elle que
je contr�le ce qui m'en a �t� dit � Arris sur les manoeuvres abortives.
Quand la femme est enceinte elle ne prend aucuns soins particuliers �
son �tat, ni pour le ventre, ni pour les organes g�nitaux, ni pour les
mamelles.
Elle continue � se livrer aux plus rudes travaux qui remplissent sa
vie ordinaire; car la femme chaou�a travaille aux champs, fait les
provisions de bois, et porte sur son dos d'�normes fagots dont le poids
la courbe en deux. C'est elle qui apporte au gourbi la provision
d'eau; elle encore qui vaque aux soins du m�nage, d'ailleurs assez
rudimentaire.
Chez la femme chaou�a, le ventre distendu et que rien ne soutient est
presque toujours fl�tri lorsqu'elle a eu des enfants.
Il pr�sente fr�quemment des hernies ombilicales, cons�quence de la
distension de l'anneau ombilical.
Au terme de la grossesse, quand le travail se d�clare, la parturiente
est plac�e dans une position mi-allong�e, mi-assise; elle est soutenue
en arri�re par la matrone qui enlace son thorax de ses bras en passant
sous les aisselles. Avec les pieds elle s'arcboute contre le sol, et
afin de faciliter l'effort et de le produire plus consid�rable, elle
tire sur une corde attach�e � un des rondins de bois qui composent la
partie sup�rieure du gourbi.
Quand la p�riode d'expulsion arrive, la matrone plac�e en arri�re de la
parturiente, la secoue, afin dit-elle que �l'expulsion se fasse plus
rapidement.�
Quand l'accouchement est normal et qu'il doit se terminer favorablement,
il se fait assez rapidement. Si l'expulsion tarde � se faire, on fait
avaler du beurre fondu � la femme en douleurs, afin dit-on de �faciliter
le glissement.�
Si, par le fait d'un exc�s de volume du foetus ou par suite du
r�tr�cissement du bassin, l'expulsion spontan�e ne se fait pas, aucune
intervention n'a lieu, la femme est abandonn�e � la volont� de Dieu et
elle meurt.
L'expulsion du placenta se fait imm�diatement apr�s celle du foetus; le
cordon est coup� � quatre travers de doigt de l'ombilic et li� avec un
cordon de laine; on saupoudre ensuite la plaie avec de l'antimoine, il
n'y a pas d'autre pansement.
Si l'expulsion spontan�e du placenta ne se fait pas, aucune intervention
manuelle n'a lieu.
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