Le nain noir by Sir Walter Scott


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Page 50

Cette conversation avait produit sur une partie de ceux qui
l'avaient entendue une impression qu'Ellieslaw se h�ta de
dissiper, en faisant retomber l'entretien sur les affaires du
jour. On convint que l'insurrection serait organis�e sur-le-champ.
Ellieslaw, Mareschal et sir Fr�d�ric Langley en furent nomm�s les
chefs, avec pouvoir de diriger toutes les mesures ult�rieures. On
fixa, pour le lendemain de bonne heure, un lieu de rendez-vous o�
chacun se trouverait en armes avec tous les partisans qu'il
pourrait rassembler.

Tout ayant �t� ainsi r�gl�, Ellieslaw demanda � ceux qui restaient
encore � boire avec Westburnflat et le vieux contrebandier, la
permission de se retirer avec ses deux coll�gues; afin de
d�lib�rer librement sur les mesures qu'ils avaient � prendre.
Cette excuse fut accept�e d'autant plus volontiers qu'Ellieslaw y
joignit l'invitation de ne pas �pargner sa cave. Le d�part des
chefs fut salu� par de bruyantes acclamations, et les sant�s
d'Ellieslaw, de sir Fr�d�ric, et surtout celle de Mareschal,
furent port�es plus d'une fois en grand chorus pendant le reste de
la soir�e.

Lorsque les trois chefs se furent retir�s dans un appartement
s�par�, ils se regard�rent un moment avec une sorte d'embarras
qui, sur le front soucieux de sir Fr�d�ric, allait jusqu'au
m�contentement.

Mareschal fut le premier � rompre le silence.--H� bien!
messieurs, dit-il avec un �clat de rire, nous voil� embarqu�s!--
Vogue la gal�re!

--C'est vous que nous devons en remercier, dit Ellieslaw.

--Cela est vrai; mais je ne sais pas si vous me remercierez
encore, lorsque vous aurez lu cette lettre. Je l'ai re�ue �
l'instant de nous mettre � table, et elle a �t� remise � mon
domestique par un homme qu'il ne conna�t pas, et qui est parti au
grand galop, sans vouloir s'arr�ter un instant.--Lisez.

Ellieslaw prit la lettre d'un air d'impatience, et lut ce qui
suit:

��dimbourg...

�MONSIEUR,

�Ayant des obligations � votre famille, et sachant que vous �tes
en relation d'affaires avec Jacques et compagnie, autrefois
n�gociants � Londres, maintenant � Dunkerque, je crois devoir me
h�ter de vous faire part que les vaisseaux que vous attendiez
n'ont pu aborder, et ont �t� oblig�s de repartir sans avoir pu
d�barquer aucunes marchandises de leur cargaison. Leurs associ�s
de l'ouest ont r�solu de s�parer leurs int�r�ts des leurs, les
affaires de cette maison prenant une mauvaise tournure. J'esp�re
que vous profiterez de cet avis pour prendre les pr�cautions
n�cessaires pour vos int�r�ts.

�Je suis votre tr�s humble serviteur

�NIHIL NAMELESS (Sans nom. Anonyme.)

�A RALPH-MARESCHAL DE MARESCHAL-WELLS.

�Tr�s press�e.�

Sir Fr�d�ric p�lit, et son front se rembrunit en entendant cette
lecture.

--Si la flotte fran�aise, ayant le roi � bord, s'�cria Ellieslaw,
a �t� battue par celle d'Angleterre, comme ce maudit griffonnage
semble le donner � entendre, le principal ressort de notre
entreprise se trouve rompu, et nous n'avons pas m�me de secours �
attendre, de l'ouest de l'�cosse. Et o� en sommes-nous donc?

--O� nous en �tions ce, matin, je crois, dit Mareschal toujours
riant.

--Pardonnez-moi, monsieur Mareschal; faites tr�ve, je vous prie,
� des plaisanteries fort d�plac�es. Ce matin, nous n'�tions pas
encore compromis; nous ne nous �tions pas d�clar�s publiquement,
comme nous venons de le faire, gr�ce � votre incons�quence. Et
dans quel moment? quand vous aviez en poche une lettre qui ajoute
aux difficult�s de notre entreprise, et rend la r�ussite presque
impossible.

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Books | Photos | Paul Mutton | Fri 16th Jan 2026, 21:16