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Page 52
Très court, mais dans lequel l’_x_ prend
une valeur géographique.
Très heureusement pour J.-T. Maston, le gouvernement fédéral reçut le
télégramme suivant, envoyé par le consul américain, alors établi à Zanzibar :
« _À John S. Wright, ministre d’État_,
Washington, U. S. A. »
Zanzibar, 13 septembre,
5 heures matin, heure du lieu.
« Grands travaux exécutés dans le Wamasai, au sud de la chaîne du
Kilimandjaro. Depuis huit mois, président Barbicane et capitaine
Nicholl, établi avec nombreux personnel noir, sous l’autorité du
sultan Bâli-Bâli. Ceci porté à la connaissance du gouvernement par
son dévoué
RICHARD W. TRUST, consul. »
Et voilà comment fut connu le secret de J.-T. Maston. Et voilà pourquoi, si le
secrétaire du Gun-Club fut maintenu en état d’incarcération, il ne fut pas
pendu.
Mais, plus tard, qui sait s’il n’aurait pas ce tardif regret de n’être point
mort dans toute la plénitude de sa gloire!
XV
Qui contient quelques détails
vraiment intéressants pour les
habitants du sphéroïde terrestre.
Ainsi, le gouvernement de Washington savait maintenant en quel endroit allait
opérer Barbicane and Co. Douter de l’authenticité de cette dépêche, on ne le
pouvait. Le consul de Zanzibar était un agent trop sûr pour que son information
ne dût être acceptée que sous réserve. Elle fut confirmée d’ailleurs par des
télégrammes subséquents. C’était bien au centre de la région du Kilimandjaro,
dans le Wamasai africain, à une centaine de lieues à l’ouest du littoral, un
peu au-dessous de la ligne équatoriale, que les ingénieurs de la _North Polar
Practical Association_ étaient sur le point d’achever leurs gigantesques
travaux.
Comment avaient-ils pu s’installer secrètement en cette contrée, au pied de la
célèbre montagne, reconnue en 1849 par les docteurs Rebviani et Krapf, puis
ascensionnée par les voyageurs Otto Ehlers et Abbot? Comment avaient-ils pu y
établir leurs ateliers, y créer une fonderie, y réunir un personnel suffisant?
Par quels moyens étaient-ils parvenus à se mettre en rapport avec les
dangereuses tribus du pays et leurs souverains non moins astucieux que cruels?
Cela, on ne le savait pas. Et peut-être ne le saurait-on jamais, puisqu’il ne
restait que quelques jours à courir avant cette date du 22 septembre.
Aussi, lorsque J.-T. Maston eut appris de Mrs Evangélina Scorbitt que le
mystère du Kilimandjaro venait d’être dévoilé par une dépêche expédiée de
Zanzibar :
« Pchutt!… fit-il, en traçant dans l’espace un mirifique zigzag avec son
crochet de fer. On ne voyage encore ni par le télégraphe ni par le téléphone,
et dans six jours… patarapatanboumboum!… l’affaire sera dans le sac! »
Et quiconque eût entendu le secrétaire du Gun-Club lancer cette onomatopée
retentissante, qui éclata comme un coup de Columbiad, se serait vraiment
émerveillé de ce qui reste parfois d’énergie vitale dans ces vieux artilleurs.
Évidemment J.-T. Maston avait raison. Le temps nécessaire manquait pour que
l’on pût envoyer des agents jusqu’au Wamasai, avec mission d’arrêter le
président Barbicane. En admettant que ces agents, partis de l’Algérie ou de
l’Égypte, même d’Aden, de Massouah, de Madagascar ou de Zanzibar, eussent pu
rapidement se transporter sur la côte, il aurait fallu compter avec les
difficultés inhérentes au pays, les retards occasionnés par les obstacles d’un
cheminement à travers cette région montagneuse, et aussi peut-être la
résistance d’un personnel soutenu, sans doute, par les volontés intéressées
d’un sultan aussi autoritaire que nègre.
Il fallait donc renoncer à tout espoir d’empêcher l’opération en arrêtant
l’opérateur.
Mais, si cela était impossible, rien n’était plus aisé, maintenant, que d’en
déduire les rigoureuses conséquences, puisque l’on connaissait la situation
exacte du point de tir.
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