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Page 42
�Mais, dit M. Barricini rabaissant ses lunettes et rendant les
papiers au pr�fet, -- connaissant la bont� de feu M. le colonel...
Tomaso a pens�... il a d� penser... que M. le colonel reviendrait
sur sa r�solution de lui donner cong�... De fait, il est rest� en
possession du moulin, donc...
-- C'est moi, dit Colomba d'un ton de m�pris, qui le lui ai
conserv�. Mon p�re �tait mort, et dans ma position, je devais
m�nager les clients de ma famille.
-- Pourtant, dit le pr�fet, ce Tomaso reconna�t qu'il a �crit la
lettre..., cela est clair.
-- Ce qui est clair pour moi, interrompit Orso, c'est qu'il y a de
grandes infamies cach�es dans toute cette affaire.
-- J'ai encore � contredire une assertion de ces messieurs�, dit
Colomba.
Elle ouvrit la porte de la cuisine, et aussit�t entr�rent dans la
salle Brandolaccio, le licenci� en th�ologie, et le chien Brusco.
Les deux bandits �taient sans armes, au moins apparentes; ils
avaient la cartouchi�re � la ceinture, mais point le pistolet qui
en est le compl�ment oblig�. En entrant dans la salle, ils �t�rent
respectueusement leurs bonnets.
On peut concevoir l'effet que produisit leur subite apparition. Le
maire pensa tomber � la renverse; ses fils se jet�rent bravement
devant lui, la main dans la poche de leur habit, cherchant leurs
stylets. Le pr�fet fit un mouvement vers la porte, tandis qu'Orso,
saisissant Brandolaccio au collet, lui cria:
�Que viens-tu faire ici, mis�rable?
-- C'est un guet-apens!� s'�cria le maire essayant d'ouvrir la
porte; mais Saveria l'avait ferm�e en dehors � double tour,
d'apr�s l'ordre des bandits, comme on le sut ensuite.
�Bonnes gens! dit Brandolaccio, n'ayez pas peur de moi; je ne suis
pas si diable que je suis noir. Nous n'avons nulle mauvaise
intention. Monsieur le pr�fet, je suis bien votre serviteur. --
Mon lieutenant, de la douceur, vous m'�tranglez.
-- Nous venons ici comme t�moins. Allons, parle, toi, Cur�, tu as
la langue bien pendue.
-- Monsieur le pr�fet, dit le licenci�, je n'ai pas l'honneur
d'�tre connu de vous. Je m'appelle Giocanto Castriconi, plus connu
sous le nom du Cur�... Ah! vous me remettez! Mademoiselle, que je
n'avais pas l'avantage de conna�tre non plus, m'a fait prier de
lui donner des renseignements sur un nomm� Tomaso Bianchi, avec
lequel j'�tais d�tenu, il y a trois semaines, dans les prisons de
Bastia. Voici ce que j'ai � vous dire...
-- Ne prenez pas cette peine, dit le pr�fet; je n'ai rien �
entendre d'un homme comme vous... Monsieur della Rebbia, j'aime �
croire que vous n'�tes pour rien dans cet odieux complot. Mais
�tes-vous ma�tre chez vous? Faites ouvrir cette porte. Votre soeur
aura peut-�tre � rendre compte des �tranges relations qu'elle
entretient avec des bandits.
-- Monsieur le pr�fet, s'�cria Colomba, daignez entendre ce que va
dire cet homme. Vous �tes ici pour rendre justice � tous, et votre
devoir est de rechercher la v�rit�. Parlez, Giocanto Castriconi.
-- Ne l'�coutez pas! s'�cri�rent en choeur les trois Barricini.
-- Si tout le monde parle � la fois, dit le bandit en souriant, ce
n'est pas le moyen de s'entendre. Dans la prison donc, j'avais
pour compagnon, non pour ami, ce Tomaso en question. Il recevait
de fr�quentes visites de M. Orlanduccio...
-- C'est faux, s'�cri�rent � la fois les deux fr�res.
-- Deux n�gations valent une affirmation, observa froidement
Castriconi. Tomaso avait de l'argent; il mangeait et buvait du
meilleur. J'ai toujours aim� la bonne ch�re (c'est l� mon moindre
d�faut), et, malgr� ma r�pugnance � frayer avec ce dr�le, je me
laissai aller � d�ner plusieurs fois avec lui. Par reconnaissance,
je lui proposai de s'�vader avec moi... Une petite..., pour qui
j'avais eu des bont�s, m'en avait fourni les moyens... Je ne veux
compromettre personne. Tomaso refusa, me dit qu'il �tait s�r de
son affaire, que l'avocat Barricini l'avait recommand� � tous les
juges, qu'il sortirait de l� blanc comme neige et avec de l'argent
en poche. Quant � moi, je crus devoir prendre l'air. Dixi.
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