Le grillon du foyer by Charles Dickens


Main
- books.jibble.org



My Books
- IRC Hacks

Misc. Articles
- Meaning of Jibble
- M4 Su Doku
- Computer Scrapbooking
- Setting up Java
- Bootable Java
- Cookies in Java
- Dynamic Graphs
- Social Shakespeare

External Links
- Paul Mutton
- Jibble Photo Gallery
- Jibble Forums
- Google Landmarks
- Jibble Shop
- Free Books
- Intershot Ltd

books.jibble.org

Previous Page | Next Page

Page 44

Ensuite une grande exp�dition fut d�p�ch�e � pied � mistress
Fielding pour faire des excuses � cette excellente dame, et pour
l'amener de gr� ou de force afin d'�tre heureuse et de pardonner.
Lorsque cette exp�dition la d�couvrit, elle ne voulut rien
entendre et r�p�ta un nombre infini de fois: �N'euss�-je jamais vu
ce jour!� Elle ne put qu'ajouter: �Portez-moi maintenant au
tombeau;� ce qui �tait parfaitement absurde, attendu qu'elle
n'�tait pas morte, et qu'elle n'en avait pas m�me l'apparence.
Apr�s cela, elle tomba dans un calme effrayant, et observa que,
depuis les circonstances qui avaient men� le grand changement dans
le commerce de l'indigo, elle avait pr�vu qu'elle serait expos�e
toute la vie � toute esp�ce d'insultes et d'outrages; elle �tait
satisfaite de voir qu'il en �tait bien ainsi. Elle pria qu'on ne
fit plus attention � elle, car, qu'�tait-elle? un rien. On n'avait
qu'� l'oublier et � suivre la voie sans elle. De cette humeur
sarcastique elle passa � la col�re, dans laquelle elle laissa
�chapper cette remarquable expression, que le ver se redresse
quand on le foule aux pieds. Apr�s cela, elle se laissa aller � un
regret adouci, et dit: �S'ils m'avaient donn� leur confiance, que
n'euss�-je pas pu sugg�rer! Profitant de cette crise dans ses
sentiments, l'exp�dition l'embrassa, et bient�t elle eut mis ses
gants, et fut en chemin pour la maison de John Peerybingle dans
une tenue irr�prochable, portant � son c�t� dans un paquet de
papier un bonnet de c�r�monie, presque aussi grand et aussi raide
qu'un m�tre.

Apr�s cela il restait encore � venir le p�re et la m�re de Dot
dans une autre petite voiture, et ils �taient en retard; on avait
quelques craintes, on allait regarder de temps en temps sur la
route. Mistress Fielding regardait toujours du c�t� qu'il ne
fallait pas, et comme on le lui faisait observer, elle r�pondait
qu'elle �tait bien ma�tresse de regarder l� o� elle voulait. � la
fin, ils arriv�rent. C'�tait un charmant couple de paysans, mis
d'une mani�re particuli�re � la famille de Dot. Dot et sa m�re, �
c�t� l'une de l'autre �taient �tonnantes � voir, tant elles se
ressemblaient.

La m�re de Dot eut � renouveler connaissance avec la m�re de May;
la m�re de May gardait ses airs de dame, et la m�re de Dot n'avait
qu'un air ais�. Le vieux Dot, appelons ainsi le p�re de Dot, j'ai
oubli� son vrai nom, mais n'importe, le vieux Dot �tait sans g�ne,
il donnait des poign�es de mains � premi�re vue, ne regardait un
bonnet que comme un assemblage de mousseline et d'empois,
n'attachait pas d'importance au commerce de l'indigo, mais disait
qu'il n'y avait rien � y faire. Dans l'opinion de mistress
Fielding, c'�tait une bonne p�te d'homme, mais grossi�re, ma
ch�re.

Je ne voudrais pas oublier Dot faisant les honneurs de sa maison
avec sa robe de noces, et un visage radieux; non! ni le brave
voiturier si jovial et si rond au bout de la table; ni le brun et
vigoureux marin avec sa charmante femme; ni personne autre.
Oublier le d�ner, ce serait oublier le repas le plus agr�able, et
le plus grand oubli serait d'oublier les verres que l'on but pour
c�l�brer ce jour de noces.

Apr�s d�ner, Caleb chanta la chanson sur le _Bol p�tillant_:

_�Je suis un bon vivant,_
_Pour un ou deux ans.�_

Il la chanta jusqu'au bout.

Un incident arriva juste comme il finissait le dernier vers.

On frappa un coup � la porte; un homme entra en chancelant, et
sans demander la permission, portant quelque chose de lourd sur la
t�te. En le pla�ant au milieu de la table, sym�triquement au
centre des noix et des pommes, il dit:

-- Des compliments de la part de M. Tackleton. Comme il n'a pas
l'emploi du g�teau, peut-�tre vous le mangerez.

Apr�s ces mots, il sortit.

Il y eut quelque surprise dans la compagnie, comme vous pouvez
vous l'imaginer. Mistress Fielding, �tant une dame d'un
discernement infini, �mit l'id�e que le g�teau �tait empoisonn�,
et raconta qu'un pensionnat de demoiselles avait �t�, � sa
connaissance, malade pour avoir mang� d'un g�teau. Mais son
opinion fut repouss�e par acclamation; et le g�teau fut coup� par
May avec beaucoup de c�r�monie et de ga�t�.

Previous Page | Next Page


Books | Photos | Paul Mutton | Thu 15th Jan 2026, 10:05