Le grillon du foyer by Charles Dickens


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Page 42

-- Mais lorsqu'elle sut qu'�douard �tait vivant et qu'il revenait,
dit Dot en sanglotant, parlant pour elle-m�me, comme elle avait
br�l� jusque l� de le faire, et lorsqu'elle eut connu son dessein,
elle lui conseilla par tous les moyens de garder son secret; car
son vieil ami John Peerybingle �tait d'une nature trop d�nu�e
d'artifice, trop lourd en g�n�ral, pour le garder pour lui,
continua Dot, moiti� riant, moiti� sanglotant. Et lorsqu'elle...
c'est-�-dire moi, John, dit en pleurant la petite femme,
lorsqu'elle lui eut tout dit, comment sa bonne amie l'avait cru
mort, comment elle s'�tait laiss�e persuader par sa m�re de
contracter un mariage qu'elle lui pr�sentait comme avantageux, et
lorsqu'elle... c'est encore moi, John... lui dit qu'ils n'�taient
pas encore mari�s -- mais bien pr�s de l'�tre -- et que ce mariage
ne serait qu'un sacrifice, s'il se faisait, car du c�t� de la
jeune fille, il n'y avait pas d'amour, et quand il devint presque
fou de joie en apprenant cela; alors elle... c'est-�-dire moi, ...
dit qu'elle s'entremettrait entre eux, comme elle l'avait fait
souvent dans l'ancien temps, John, et qu'elle sonderait sa bonne
amie, et qu'elle... encore moi, John... �tait s�re que ce qu'elle
disait et pensait �tait juste. Et c'�tait juste, John! Et on les a
amen�s l'un � l'autre. John! Et ils se sont mari�s il y a une
heure, John! Et voil� le mari�! Et Gruff et Tackleton mourra
gar�on! Et je suis une heureuse petite femme, May, que Dieu vous
b�nisse!

Cette petite femme �tait irr�sistible, s'il est besoin de le dire,
et jamais elle ne le fut autant que dans ses transports actuels.
Jamais il n'y eut de f�licitations plus affectueuses et plus
d�licieuses que celles qui accueillirent elle et le mari�.

Au milieu du tumulte des �motions qui agitaient son coeur, le
voiturier restait confondu. Il se pr�cipita vers sa femme, mais
Dot, �tendant les bras pour l'arr�ter, se recula comme auparavant.

-- Non, John, non! �coutez tout. Ne m'aimez pas davantage, John,
jusqu'� ce que vous ayez entendu toutes les paroles que j'ai �
dire. J'ai eu tort d'avoir un secret pour vous, John, j'en suis
tr�s f�ch�e. Je ne croyais pas qu'il y e�t du mal, jusqu'au moment
o� j'�tais assise aupr�s de vous sur l'escabeau, la nuit derni�re;
mais lorsque j'eus vu par ce qui �tait �crit sur votre visage que
vous m'aviez vue me promener dans la galerie avec �douard, et que
j'eus compris ce que vous pensiez, je sentis que c'�tait une
�tourderie coupable. Mais, cher John, comment est-il possible que
vous ayez eu une telle pens�e?

La petite femme se mit encore � sangloter. John Peerybingle voulut
la serrer dans ses bras, mais elle ne le lui permit pas.

-- Ne m'aimez pas encore, John, je vous en prie. Pas de longtemps.
Lorsque j'�tais triste � cause du mariage propos�, mon cher,
c'�tait parce que je me souvenais que May et �douard s'aimaient,
et que je savais que le coeur de May �tait bien loin de Tackleton.
Vous croyez cela maintenant, John, n'est ce pas?

John allait faire un autre mouvement vers elle pour lui r�pondre,
mais elle l'arr�ta encore.

-- Non, restez-l�, John, je vous en prie. Lorsque je ris de vous,
comme je le fais quelquefois, lorsque je vous appelle lourdaud, ou
ma ch�re vieille oie, ou de quelque autre nom de cette esp�ce,
c'est parce que je vous aime ainsi, et que je ne voudrais pas vous
voir chang� en rien autre, pas m�me en roi.

-- Bravo! s'�cria Caleb avec une vigueur inaccoutum�e. C'est mon
opinion.

-- Et quand je parlais des gens d'un certain �ge et solides, John,
et que je vous disais que nous �tions un couple de nigauds, qui
marchions par secousse, comme des marionnettes, c'est que je suis
une �tourdie, qui me plais � jouer des com�dies avec le baby.
Voil� tout, vous me croyez?

Elle le vit s'avancer, et l'arr�ta encore, mais ce fut presque
trop tard.

-- Non, ne m'aimez pas encore d'une ou deux minutes, s'il vous
plait, John. Ce que j'ai le plus � coeur de vous dire, je l'ai
gard� pour la fin. Mon cher, mon bon, mon g�n�reux John, lorsque
nous parlions l'autre soir du Grillon, il me vint � la bouche de
vous dire que d'abord je ne vous aimais pas aussi tendrement que
je vous aime maintenant; que lorsque je vins demeurer ici je
craignais de ne pouvoir pas apprendre � vous aimer autant que je
l'esp�rais et que je le demandais dans mes pri�res, moi �tant si
jeune, John. Mais, cher John, chaque jour et chaque heure je vous
aimai de plus en plus. Et si j'avais pu vous aimer plus que je ne
le fais, les nobles paroles que je vous ai entendu prononcer ce
matin, m'auraient fait vous aimer davantage. Mais je ne le puis.
Toute l'affection dont je suis capable -- et elle est grande, --
John, je vous l'ai donn�e, comme vous le m�ritez, et il y a
longtemps, longtemps, et il ne m'est pas possible de vous en
donner davantage. Maintenant, mon cher mari, serrez-moi encore
contre votre coeur. Ceci est ma maison, John, ne pensez jamais �
m'envoyer dans une autre.

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Books | Photos | Paul Mutton | Thu 15th Jan 2026, 6:58