Jules César by William. Spurious and doubtful works Shakespeare


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Page 48

BRUTUS.--Silence donc, pas de paroles.

CLITUS.--J'aimerais mieux me tuer moi-m�me.

BRUTUS--Dardanius, �coute.

(Il lui parle bas.)

DARDANIUS.--Moi! commettre une pareille action?

CLITUS.--O Dardanius!

DARDANIUS.--O Clitus!

CLITUS.--Quelle funeste demande Brutus t'a-t-il faite?

DARDANIUS.--De le tuer, Clitus. Regarde, le voil� qui m�dite.

CLITUS.--Maintenant ce noble vase est si plein de douleur, qu'il d�borde
jusque par ses yeux.

BRUTUS.--Approche, bon Volumnius. Un mot, �coute.

VOLUMNIUS.--Que veut mon ma�tre?

BRUTUS.--Ceci, Volumnius. L'ombre de C�sar m'est apparue la nuit � deux
reprises diff�rentes, une fois � Sardes, et la nuit derni�re ici, dans
les champs de Philippes. Je sais que mon heure est venue.

VOLUMNIUS.--Non, seigneur, non.

BRUTUS.--Elle est venue, j'en suis certain, Volumnius. Tu vois ce monde,
Volumnius, et comment tout s'y passe. Nos ennemis nous ont battu,
jusqu'au bord de l'ab�me. Il est plus noble de nous y lancer nous-m�mes,
que d'h�siter jusqu'� ce qu'ils nous y poussent. Bon Volumnius, tu sais
que nous f�mes aux �coles ensemble. Au nom de cette vieille amiti� qui
nous unit, tiens, je t'en prie, la poign�e de mon �p�e, tandis que je me
jetterai sur le fer.

VOLUMNIUS.--Ce n'est pas l� l'office d'un ami, mon seigneur.

(Une nouvelle alarme.)

CLITUS.--Fuyez, fuyez, mon seigneur! il n'y a pas un instant � perdre.

BRUTUS.--Adieu, vous, et vous, et vous Volumnius.--Straton, tu es rest�
tout ce temps endormi: adieu, toi aussi, Straton.--Compatriotes, mon
coeur se r�jouit parce que dans toute ma vie je n'ai pas trouv� un homme
qui ne me f�t fid�le. Je recueillerai plus de gloire dans ce jour de
d�sastre, qu'Octave et Marc-Antoine n'en obtiendront par cette vile
conqu�te. Ainsi, adieu tous � la fois, car la langue de Brutus a presque
termin� l'histoire de sa vie. La nuit est suspendue sur mes yeux; et mes
membres, qui n'ont travaill� que pour atteindre � cette heure, demandent
le repos. (_Alarme._--_Cris derri�re le th��tre._) Fuyez, fuyez, fuyez.

CLITUS.--Fuyez, mon seigneur, fuyez.

BRUTUS.--Pars, je vais te suivre.--(_Sortent Clitus, Dardanius et
Volumnius_). Straton, je t'en prie, reste aupr�s de ton ma�tre. Tu es
un homme plein d'attachement, ta vie n'a point �t� sans honneur: prends
donc mon �p�e, et d�tourne ton visage, tandis que je me pr�cipiterai
dessus. Veux-tu, Straton?

STRATON.--Auparavant, donnez-moi votre main. Mon ma�tre, adieu!

BRUTUS.--Adieu, bon Straton.--C�sar, maintenant apaise-toi: je ne te
tuai pas la moiti� d'aussi bon coeur.

(Il se pr�cipite sur son �p�e, et meurt.)

(Une alarme.--Une retraite.) (Entrent Antoine, Octave et leur arm�e;
Messala et Lucius.)

OCTAVE, _regardant Straton_.--Quel est cet homme?

MESSALA.--Il appartient � mon g�n�ral.--Straton, o� est ton ma�tre?

STRATON.--Hors des cha�nes que vous portez, Messala. Les vainqueurs
n'ont plus que le pouvoir de le r�duire en cendres. Brutus seul a
triomph� de Brutus, et nul autre homme que lui n'a l'honneur de sa mort.

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Books | Photos | Paul Mutton | Sat 17th Jan 2026, 3:23