Le nain noir by Sir Walter Scott


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Page 56

--Mon p�re, r�p�ta Isabelle, je consens � �pouser sir Fr�d�ric.

--Non, ma fille, non! Cependant, si vous pouviez vaincre une
r�pugnance sans motif raisonnable, ce mariage n'offre-t-il pas
tous les avantages que nous pouvons d�sirer? Ne vous assure-t-il
pas la richesse, le rang, la consid�ration?

--J'y ai consenti, mon p�re, r�p�ta encore Isabelle, comme si
elle �tait devenue incapable de prononcer d'autres mots que ceux-l�
qui lui avaient co�t� un si cruel effort pour la premi�re fois.

--Que le ciel te b�nisse donc, ma ch�re enfant! et qu'il te
r�compense par la richesse, les plaisirs et le bonheur.

Isabelle demanda alors � son p�re la permission de rester seule
dans sa chambre le reste de la soir�e.

--Mais ne consentirez-vous pas � voir sir Fr�d�ric? lui demanda
son p�re d'un air inquiet.

--Je le verrai...., quand cela sera n�cessaire..., dans la
chapelle � minuit. Mais quant � pr�sent, �pargnez-moi sa vue.

--Soit, ma ch�re enfant; vous ne serez pas contrari�e. Mais ne
concevez pas de sir Fr�d�ric une trop mauvaise opinion, ajouta-t-il
en lui prenant la main, c'est l'exc�s de sa passion qui le fait
agir ainsi.

Isabelle retira sa main d'un air d'impatience.

--Pardonnez-moi, ma ch�re fille; que le ciel vous b�nisse et vous
r�compense! je vous laisse; et, � onze heures, si vous ne me
faites pas demander plus t�t, je reviendrai vous voir.

Quand il fut parti, Isabelle se jeta � genoux et demanda au ciel
la force dont elle avait besoin pour accomplir la r�solution
qu'elle avait prise. Pauvre Earnscliff, dit-elle ensuite, qui le
consolera? que pensera-t-il quand il apprendra que celle qui
�coutait ce matin m�me ses protestations de tendresse a consenti
ce soir � recevoir la main d'un autre? Il me m�prisera! mais s'il
est moins malheureux en me m�prisant, il y aurait dans la perte de
son estime une consolation pour moi.

Elle pleura avec amertume, essayant, mais en vain, de temps en
temps, de commencer la pri�re qu'elle avait eu dessein de
prononcer en se jetant � genoux; mais elle se sentit incapable de
recueillir son �me pour invoquer le ciel. Dans cet �tat de
d�sespoir, elle entendit ouvrir doucement la porte de sa chambre.


CHAPITRE XV


�....... Le temps et le chagrin
�Ont dess�ch� son coeur, aigri son caract�re.
�N'importe, il faut le voir, s'offrir � sa col�re;
�Conduisez-nous vers lui......�
Ancienne com�die.

La personne qui entra �tait M. Ratcliffe; Ellieslaw, dans le
trouble qui l'agitait, ayant oubli� de r�voquer les ordres qu'il
avait donn�s pour le faire venir.

--Vous d�sirez me voir, monsieur, dit-il en ouvrant la porte; et
ne voyant qu'Isabelle:--Miss Vere est seule! S'�cria-t-il; �
genoux! en pleurs!

--Laissez-moi, monsieur Ratcliffe, laissez-moi!

--Non! de par le ciel, r�pondit Ratcliffe: j'ai demand� plusieurs
fois la permission de prendre cong� de vous; on me l'a refus�e; le
hasard m'a mieux servi que mes pri�res. Excusez-moi donc; mais
j'ai un devoir important dont je dois m'acquitter envers vous.

--Je ne puis vous �couter, monsieur Ratcliffe, je ne puis vous
parler! ma t�te n'est plus � moi. Recevez mes adieux, et laissez-moi,
pour l'amour du ciel.

--Dites-moi seulement s'il est vrai que ce monstrueux mariage
doive avoir lieu..., et cela, ce soir m�me? J'ai entendu les
domestiques en parler. J'ai entendu donner l'ordre de disposer la
chapelle.

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Books | Photos | Paul Mutton | Sat 17th Jan 2026, 9:04