|
Main
- books.jibble.org
My Books
- IRC Hacks
Misc. Articles
- Meaning of Jibble
- M4 Su Doku
- Computer Scrapbooking
- Setting up Java
- Bootable Java
- Cookies in Java
- Dynamic Graphs
- Social Shakespeare
External Links
- Paul Mutton
- Jibble Photo Gallery
- Jibble Forums
- Google Landmarks
- Jibble Shop
- Free Books
- Intershot Ltd
|
books.jibble.org
Previous Page
| Next Page
Page 2
[A] Analyse tirée de l'_Inventaire raisonné_, fol. 2 (_Cartulaire_, fol.
CCV).
[1] Au moyen âge, il est peu d'établissements religieux en France qui
n'aient obtenu d'être mis sous la protection du Saint-Siége: en quoi
consistait ce privilége? Il ne sera pas inutile de l'indiquer au début de
ces publications diplomatiques. Les bulles de priviléges accordées aux
monastères par les papes les exemptaient de la juridiction épiscopale
ordinaire & les soumettaient directement au Saint-Siége; elles avaient pour
but de confirmer leurs dotations, d'empêcher leur spoliation & de prévenir
leur relâchement. Des abbayes, sortirent les hommes les plus saints et les
plus savants. Les plus anciennes bulles d'exemption datent du pape
Hormisdas (THOMASSIN, _Vet. & nova Eccl. disciplina_, p. I, 1. III, c.
30;--BIANCHI, _Dell' ester polizia della Chiesa_, t. IV, p, 360;--DU
CHESNE, _Hist. Franc._, t. I, p. 662;--UGHELLI, _Italia sac._, t. IV, col.
955;-- MABILLON, _Annal. Bened._, t. I, p. 345, etc.). Les monastères de
fondation royale avaient de droit cette prérogative (cf. MARCULFE,
_Formular._, lib, I, n. 1 & 2;--_Patrol. lat._, t. CLXXXVII, col. 697).
Mais, à partir du XII^{e} siècle, les évêques contestèrent ces priviléges,
devenus des obstacles à leur autorité & au gouvernement des paroisses, &
querellèrent souvent les abbés à cet égard. La constitution _Inscrutabili_
de Grégoire XV a déterminé le droit actuel _de exemptorum privilegiis &
subjectione_ (FERRARIS, _Biblioth. canonica_, etc., édit. Migne, 1861, t.
VI, col. 1154).
[2] Gontard était de la famille des premiers comtes de Valentinois; fils de
Hugues, il succéda sur le siége de Valence, d'après le P. ANSELME (_Hist.
généal. & chronol. de la maison roy. de France_, t. II, p. 186), à son
oncle l'évêque Pons, ou plutôt, d'après M. l'abbé ROUCHIER (_Hist. du
Vivarais_, t. I, p. 429, n. 1), à son oncle Odon (I^{er}, fils du comte
Geilin II, omis par tous les catalogues). En résumant les travaux du P.
COLUMBI (_De rebus gestis Valentin. & Diensium episcop._, p. 17), de Mgr.
DE CATELLAN (_Antiquités de l'égl. de Valence_, p. 225), des PP. RICHARD &
GIRAUD (_Bibliothèque sacrée_, édit. 1826, t. 28), & de M. MARION (liste
des évêques de Valence, dans l'_Annuaire de l'Histoire de France_ pour
1851), nous trouvons que l'épiscopat de Gontard dura au plus de 1082 à
1100. Grâce au Cartulaire de Saint-Barnard de Romans, M. GIRAUD a pu
(_Essai histor._, I^{re} part., _preuv._, p. 45, n. 2) reculer de douze ans
son avénement: outre qu'il nous le montre (ch. 119 & 181) administrateur de
l'église de Vienne pendant la vacance en 1082, la charte 12 contient une
convention qu'il fit avec l'archevêque Léger, c'est-à-dire au plus tard en
1070, année de la mort de ce dernier. Mais une charte du Cartulaire de
Saint-Félix de Valence (inédit) va nous permettre de fixer cette époque
d'une manière définitive: _Noverint ... quod anno Incarnationis Domini
nostri Ihesu millesimo sexagesimo VI, anno III episcopatus Gontardi gratia
Dei episcopi Valentini_; c'est donc en 1063 ou 1064 que Gontard a été élu
évêque.--Relevons une erreur en finissant: M. TEULET (_Inventaires &
documents des archives de l'Empire_, t. I, p. 41 _a_) assure que l'évêque
de Valence qui assista à un contrat passé à Toulouse en 1118 se nommait
Gontard & occupa ce siége de 1082 à 1134; disons seulement qu'Eustache
était évêque de Valence dès 1111 (voir ch. VII, n. 5).
[3] Alexandre II fut couronné pape le I^{er} oct. 1061 (JAFFÉ, _Reg. Pont.
Rom._, p. 390); il était encore à Latran le 16 avril 1065, jour où il
délivra une bulle en faveur du monastère de Saint-Miniat de Florence, & le
17 qu'il en accorda une autre à celui de Saint-Pierre de Pérouse (_Patrol.
lat._, t. CLXVI, col. 1290).--Bien que la contexture & surtout la date de
cette bulle ne semblent pas du XI^{e} siècle, elle ne saurait être de ses
successeurs Alexandre III ou Alexandre IV, qui à l'époque correspondante de
leur pontificat étaient, le premier (1163) à Tours (JAFFÉ, _ibid._, p. 189)
& le second (1258) à Viterbe (_Cartul_. inéd. _de Léoncel_).
* * * * *
III. 1160.
_Carta de gageria quam habet ecclesia de Burgo a Giraldo Bastet in portu
de Burgo_[A]
EGO Odo Dei gracia Valentinus episcopus[1], per presentem cartam sigilli
mei impressione signatam tam presentibus quam futuris notum facere dignum
duxi, quod prior & canonici Sancti Petri de Burgo suam michi presenciam
exhibentes, tum quibusdam scripturis tum testibus idoneis sufficienter
coram me probaverunt, quod Giraudus Bastet[2] quicquid iuris in portu de
Burgo habere videbatur, pro C.C.C.C. solidis Viennensis monete[3] pignori
obligavit priori & canonicis eiusdem ecclesie presentibus & futuris; ita
tamen quod quandocumque pignus huiusmodi sibi vel heredi suo fuerit
redimendi facultas, postquam idem[4] canonici annualem censum omnino
receperint & debite fortis plenam habuerint solucionem, ius proprietatis
quod in eodem portu sibi congruere debet, libere & quiete ad eum redibit &
eius vel heredis sui convertetur in usus. Preterea iuxta eiusdem pacti
tenorem si forte idem canonici emcionis vel pignoris causa ab his qui in
partem eiusdem Giraudi sub ipsius dominio predicti portus possessores
existunt, quicquam poterint vendicare, prehabito tamen ipsius Gir. vel
heredis sui consilio, libere & quiete sibi adquirere & possidere liceat; &
cum idem pignus liberabitur quascumque in adquisicione rusticani iuris[5]
eadem ecclesia expensas fecisse videbitur, cum debita forte plenarie
recuperare debebit. Vt igitur ea que predicta sunt firma maneant &
inconcussa, & ad quorumlibet calumniancium iniuriam cohercendam si forte
ibidem ab aliquo fuerit illata, quod idem Gir. pro posse suo se opponat ita
tamen quod guerram vel expensas inde non faciat, ipse & Willelmus de Cruzol
frater eius sub iuramento promiserunt; insuper & fideiussores & obsides
constituti sunt Petrus Ugonis, Galbertus de Balfre cum ipsis; & si forte
super hoc aliqua predictis canonicis ab aliquo inferretur iniuria unde
adversus Gir. merito conqueri deberent, ad commonicionem prioris vel
alicuius canonici infra Valenciam tamdiu obsidium sub iuramento tenere
debent, donec de dampnis sibi illatis condigne sit satifactum (_sic_). Si
vero predictorum aliquem interim mori contigerit, eque idoneus obses vel
fideiussor ad commonicionem prioris vel alicuius canonici de Burgo sine
mora restitui debet. Quod ut fideliter observetur hec omnia laudavit Agnes
uxor Gir. & fideiussores constituti sunt Willelmus Eustorgii, Guinisius de
Castro Novo[6], Ar. de Castro Boc[7]. Testes sunt Falco prior, Siebodus,
Petrus, Willelmus Aaugis, Boso, Vgo de Pairan, Willelmus de Alexiano.
Eapropter supradictis testibus & eorumdem canonicorum scripturis ego plenam
adhibens fidem, quod inter eos & ipsum Gir. contractum fuerat confirmavi &
robur auctoritatis mee atribui. Facta sunt hec anno ab Incarnacione Domini
M^{o} C^{o} lx.
Previous Page
| Next Page
|
|