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Page 9
TOINON--Ben v'l�; tu diras � monsieur F�lisque, qui me dit, que
Camel . . .
F�LIX--Hein?
TOINON--Que Camel est par icitte, �pi qui faut que vous mettiez
la main dessus, passeque . . .
F�LIX--Camel, sorti de prison! . . . C'est impossible.
POUTR�--C'est tellement possible qu'il �tait ici il n'y a pas
une heure.
F�LIX--Je suis perdu! . . . Cet homme-l� a jur� ma perte. Je suis d�j�
d�nonc�, j'en suis s�r.
TOINON--Bon, � c't'heure que ma commission est faite, j'vas aller
serrer le sabre � mon grand-p�re. A la revue! (_S'en allant._)
C'Camel-l�, allez, c'est p'tit! (_Il sort._)
SC�NE VII
_POUTR�, F�LIX_
POUTR�--Eh bien, mon cher F�lix, qu'est-ce-que tu vas faire
maintenant?
F�LIX--Je ne serais pas f�ch� de le savoir moi-m�me.
POUTR�--Mais, tu vas �tre arr�t�!
F�LIX--C'est bien probable, mais qu'y faire? Peut-�tre me
rel�cheront-ils; je n'ai pas tant fait apr�s tout.
POUTR�--Tu n'as pas tant fait? Mais y penses-tu, F�lix? Tu as
organis� des compagnies; tu as couru les villages pendant plus d'un
mois pour asserment� les patriotes; tu as fait des discours contre
le gouvernement; enfin tu �tais capitaine d'une compagnie; tu t'es
battu � Odeltown, et tu dis que tu n'as pas tant fait! Ah bien! moi,
je te dis que tu en as fait bien plus qu'il n'en faut pour . . .
pauvre enfant (_il essaie une larme_) . . . Allons, pas de faiblesse;
plus le malheur est grand, et plus il faut se montrer courageux.
Tiens F�lix, la seule chose qui te reste � faire . . .
SC�NE VIII
_POUTR�, F�LIX, B�CHARD_
B�CHARD, _entrant_--Que F�lix ne reste pas ici une minute de plus,
on le cherche. (_Apercevant F�lix._) Va-t-en! va-t-en tout de suite,
le colonel X... vient de donner l'ordre de t'arr�ter. . . .
POUTR�--Mon Dieu, que faire?
F�LIX--Comment diable a-t-il pu savoir que j'�tais arriv�?
B�CHARD--S'il ne t'a pas vu, il s'en doute. Dans tous les cas, en
passant devant ce vieux mis�rable de colonel, j'ai aper�u Camel qui
sortait de la maison . . .
POUTR�--Oh! le gredin! . . .
B�CHARD--�Prends garde de les manquer, lui dit le bonhomme; je l'ai
vu comme je vous vois l�, avec sa tuque rouge et ses gros yeux de
chat-huant. Craignez pas, lui r�pondit Camel, je vais commencer par
F�lix; il y a longtemps que je le guette, celui-l�!--Eh bien, va
chez son p�re tout de suite, reprit le colonel, car s'il est revenu,
le vieux a le nez long; il ne le gardera pas longtemps.� J'ai bien
vu qu'il s'agissait de nous autres, et j'ai piqu� droit � travers
les champs pour venir les avertir. Si les chemins eussent �t� beaux,
je ne serais peut-�tre pas arriv� � temps; mais avec ces chemins-l�,
ils doivent bien �tre encore � un bon quart de lieue d'ici. C'est
donc � peu pr�s dix minutes qui te restent. Ainsi profites-en; tu
vois que �a presse.
F�LIX--Merci, merci, mon cher B�chard. (_Il lui serre la main._)
B�CHARD--C'est bon, c'est bon! allons, bonsoir. Je suis press�, car
je ne suis pas trop clair de mon affaire, moi non plus. Mais tenez,
p�re Poutr�, j'ai tant couru qu'une petite goutte ne me ferait pas
de mal!
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